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Un capitaine de volontaires

 

Un capitaine de volontaires De Joaquim Maria MACHADO DE ASSIS  - La Découvrance

Feuilleter…

De Joaquim Maria MACHADO DE ASSIS

Traduit par Dorothée DE BRUCHARD

 

La Découvrance - Collection : Azur - février 2015

    • Livre papier

      7,00 €
     

    Présentation

    Une coédition Les Arêtes & La Découvrance
     
    “Nous étions deux, et elles, deux. Nous y allions tous deux en visite, par habitude, par délassement, et finalement par amitié. Je devins l’ami du maître de maison, et lui devint mon ami.
    Le soir, après dîner – l’on dînait tôt en 1866 – , j’y passais pour fumer un cigare. Le soleil entrait encore par la fenêtre, d’où l’on voyait une colline avec des maisons. La fenêtre opposée donnait sur la mer. Je ne citerai ni la rue ni le quartier ; je puis citer la ville, c’était Rio de Janeiro. Je tairai le nom de mon ami ; mettons une lettre, X***. Elle, l’une d’elles, s’appelait Maria.”

    Joaquim Maria Machado de Assis
     
     
    Titre original : "Um capitão de voluntarios"
    Traduit du portugais (Brésil) par Dorothée De Bruchard

    Supports disponibles

    • Livre papier

      format 150 x 150, 40 pages, Noir & blancEn stock

    Presse

    • Image

      Je-suis-un-lieu-commun-Journal-de-Daniel-Simon.over-blog.com, 09/04/2015
      Machado "un capitaine de volontaires"

      Machado "Un capitaine de volontaires" Publié le 1 Avril 2015 J'aime les photos d'un autre siècle, les gravures, les évocations du voyage, la littérature portugaise (mais bien sûr également toutes les littératures lusophones tant elles sont marquées par les traces des caravelles, de l'esclavage, des "découvreurs", du courage, de l'audace, de l'horreur des guerres coloniales, de la saudade, ...), et surtout je suis un lecteur passionné de Machado, un des plus grands. Hier, je tombe sur ce beau petit livre (agrafé, c'est la seule réserve) de Machado et le lis le soir-même. Un sentiment de profonde mélancolie, de tristesse et d'admiration a infusé en moi pour se transformer en une joie délibérée. J'emploie ce mot "délibérée" dans le sens où tout de la trahison des hommes, des femmes, de l'amitié, de l'amour, est présent dans ce récit qui nous mène cependant vers une reconnaissance, une gratitude. Les lecteurs vivent cette joie, souvent si difficile à traduire, dans l'expérience de leur intime rapport au monde révélé dans et par le texte. Dans le même temps, le récit met en jeu, dans une sobriété exemplaire, ce qu'est l'honneur, le chagrin, la reconnaissance, l'amitié perdue. C'est donc une joie choisie, acueillie par admiration du génie de l'auteur que je nomme ici. Et ce sentiment est rare. Machado, dans "Un capitaine de volontraires" nous ouvre une des caches les plus secrètes du coeur humain: l'insouscience de la trahison, la confusion des sentiments du désir et de l'amour et celui, plus rare, et qui touche à notre meilleure part: le renoncement. Texte majeur, rite de passage magique, dans une petit édition que l'on a envie de faire connaître. Un miracle de sobriété dans l'exploration de ces rivages sombres de notre carte intime. Daniel Simon

    • Www

      argoul.com, 07/04/2015
      Joaquim Maria Machado de Assis, Un capitaine de volontaires

      Joaquim Maria Machado de Assis, Un capitaine de volontaires Publié le 7 avril 2015 par argoul Vous ne connaissez pas Joachim (…) de Assis ? Moi non plus. Il est cependant très célèbre dans les lettres brésiliennes puisque fondateur de l’Académie du pays en 1897. Né en 1839 d’un père ouvrier noir, descendant d’esclaves, et d’une mère portugaise faisant profession de blanchisseuse, le petit Joachim fut autodidacte. Fin observateur de la société, dans laquelle il ne s’est jamais senti pleinement légitime de par ses origines mêlées et de par son éducation éclectique, il décrit les comportements de ses contemporains avec une acerbe ironie. Notamment l’amour, l’Hâmour comme le ralliait Flaubert, qui est la grande occupation des mâles dès leur adolescence en société, jusqu’à ce qu’ils se « rangent » par le mariage. C’est donc l’histoire d’une conquête que le narrateur couche sur le papier, celle de Maria, femme épanouie au corps de danseuse qui ensorcelle les sens avivés des puceaux du temps. Nous sommes fin XIXe et le siècle est victorien, même sous les tropiques, surtout dans la « bonne » société. Le conte est banal – et tragique. Le jeune homme tombe amoureux de l’ensorceleuse, qui se trouve malencontreusement la compagne d’un ami. Il trahit cet ami, puis son amour, Maria se repentant très vite de son écart de quelques semaines où les seules privautés torrides consenties étaient à peu près de se toucher les mains. Le narrateur raconte son chagrin à un autre ami, qui s’empresse de demander conseil à sa maitresse, laquelle va faire avouer Maria, dont elle est amie. Si vous suivez jusqu’ici, tout va bien. La tragédie commence lorsque l’ami marital de Maria entend par inadvertance la conversation des deux femmes. L’aveu de la trahison lui fait du mal, il s’engage pour la guerre, la grande guerre du continent sud-américain entre 1865 et 1870, celle de la Triple alliance contre le Paraguay du Brésil, de l’Argentine et de l’Uruguay réunis. Évidemment le capitaine meurt au combat, Maria le suit de peu, et la fille de 15 ans aussi. Il n’y a que le narrateur qui survit, lâchement, sans avoir été ni jusqu’au bout de son amour en l’enlevant, ni jusqu’au bout de son désespoir en mettant fin à ses jours, ni jusqu’au bout de sa maturité en s’engageant lui aussi. C’est en cela que réside la finesse psychologique de cette nouvelle, qui ferait un vrai roman s’il était plus développé. Mais Joachim de Assis voulait rester sec, n’étant en rien atteint par le baroque brésilien de son époque. Ce pourquoi, comme Stendhal dont il s’efforce parfois à copier le style neutre et précis, il reste lisible aujourd’hui. Point de romantisme dans ce conte social, point de lyrisme larmoyant avec force théâtre – la simple réalité des passions remuées en société fermée, contente d’elle-même mais rarement capable de les surmonter. L’immaturité du jeu, les hommes en pleines hormones pariant sur les femmes pour les faire « tomber », comme aux cartes. Une jolie édition sur papier ivoire à couverture cartonnée d’une alliance d’éditeurs de La Rochelle orientés vers le grand large, à un prix abordable.

     
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